BELLE - DOUCEUR (22 Janvier 2015)

Adorable Belle,

Tu es partie au ciel le 22 Janvier 2015.

Tu as été tellement merveilleuse que tes parents qui t’adoraient sont ulcérés par ton départ et que tu feras toujours partie de leur vie.
Ils ont décidé, et, je suis certaine que c’est grâce à toi, et, surtout non pas pour te remplacer car tu es irremplaçable dans leur coeur,
de sauver deux petites doguettes malheureuses qui, suite à une saisie, se trouvaient en refuges où elles dépérissaient.

Aujourd’hui, 25 janvier, je leur ai donc confié Mon Coeur et Jorane.
Belle, je sais que tu les aurais adoptées et maternées et je sais aussi que depuis le Paradis, tu vas veiller sur elles et tes parents et les protéger.

Reposes en Paix, petit ange !
Nicole




Mon tendre amour, ma douceur, Belle,

Aujourd’hui, entre toutes mes larmes et cette profonde douleur de t’avoir perdue, je veux te rendre l’hommage que tu mérites tant, tu me manques tellement.....
Lorsque nous nous sommes connues, tu n’avais qu’ un mois, petite boule de poils noirs et blancs, dans mes mains une douce chaleur et un abandon total, je n’étais venue que pour te voir, première arlequine d’une amie éleveur.
Quand tu as eu trois mois, mon amie m’a appelée pour me dire de passer chez elle, je n’en savais pas plus mais bien sur le plaisir de te revoir a primé sur toute autre chose !
C’est précisément ce jour là que tu as fait irruption dans ma vie car je suis repartie avec toi, en direction de la maison où tu allais rencontrer Twix et Chouchou deux dogues que j’avais déjà depuis cinq ans et avec qui je partageais ma vie.
Twix et Chouchou sont partis un et demi plus tard (à 6 ans et demi, consanguinité maximum autre « éleveur »...) et toi, tu étais là à me faire rire au milieu de ma douleur d’avoir perdu mes bébés, à me tirer du lit sans pitié, pitre, clown, amie, soeur, fille, tout était bon pour me soutenir, tu as su, à tout moment, ce dont j’avais besoin !
Nous avons toujours tout fait ensemble, tout vécu ensemble, le bon comme le mauvais, je ne t’en remercierais jamais assez, tu étais le centre de toute ma vie, nous ne faisions qu’un toi et moi et j’espère t’avoir donné au moins autant d’amour et de bonheur que tu m’en as donné, chaque jour partagé n’était que soleil, chaleur, douceur, harmonie, complicité, amour partagé, que du bonheur dont je n’aurais jamais pensé qu’il puisse exister !!!
Tu ne connaissais pas la maladie jusqu’à l’an dernier ou j’ai cru te perdre une première fois, j’aurais aimé que tu connaisses Nicole qui t’a sauvé la vie en nous dirigeant vers des vétérinaires professionnels, humains et respectueux qui t’ont eux aussi aimé dès qu’ils t’ont vue, qui se sont battus durant trois heures d’opération difficile !
Il fallait en effet t’enlever la rate hypertrophiée qui écrasait les autres organes, et qui risquait à tout moment de se rompre, cela le plus vite possible, 48 heures après nous te laissions, pour la première fois de ta vie, nous étions séparées l’une de l’autre...
Tu devais rester quatre jours en soins à la clinique, mais le surlendemain, au matin, le vétérinaire nous a dit de venir te chercher, car tu avais besoin de nous, bien sûr, nous nous sommes fait un plaisir de te retrouver plus tôt !!!
Quel soulagement, de te revoir, de croiser ce regard unique ,exprimant tout ton amour, ta joie de nos retrouvailles, je n’oublierai jamais ce jour...
D’autres examens ont été faits pour être certains que le cancer n’était pas présent, tout allait bien, tu étais en pleine forme et nous étions convaincus que tu atteindrais 12 ans haut la main...
Mais le destin en a décidé autrement, ni toi ni nous n’avons eu un mot à dire, toi,t u t’es battue jour après jour, sans te plaindre, toujours là, avec tes yeux rieurs malgré la fatigue et la douleur que ce cancer au foie fulgurant t’infligeait, nous te voyions baisser malgré d’incessants aller-retour chez le vétérinaire et la pire nouvelle est tombée : le cancer a ressurgi pour porter un coup fatal..
Nous sommes ressortis de chez le vétérinaire anéantis, avec un sentiment d’impuissance sans pareil, le moral ruiné...
L ’enfer était bien là même si nous ne pouvions nous empêcher d’espérer, de croire qu’un miracle serait toujours possible...
Les vétérinaires nous avaient donné une fourchette de temps d’un mois, peut-être deux, tout en essayant de nous faire comprendre que ce délai n’avait rien de certain, car ils t’aimaient eux aussi et savaient ce que nous allions vivre, la douleur et la souffrance allaient nous frapper sans pitié.
Nous avions décidé de ne pas t’ôter ta dignité, dans la déchéance qui allait s’emparer de toi, le moment venu.
La dernière semaine, nous avions appris le drame concernant certains dogues, nous voulions en adopter une autre mais l’essentiel était que toi, notre bébé parte en paix, tu étais la priorité de nos vies, quelques jours plus tard, tu as cessé de boire et de manger.
Le message est passé non sans douleur, mais nous pensons que tu attendais d’être sûre de ne pas nous laisser seuls pour pouvoir enfin te laisser aller, arrêter de souffrir pour nous, partir...
Alors, nous avons pris cette décision, celle que chacun redoute, qui fait peur, qui brise le coeur et l’âme, qui suspend la vie au point culminant de la souffrance...

Mon bébé nous a quitté le 21 janvier cette année, et pour moi c’est toujours hier.
Merci ma chérie pour ce que tu m’as donné, appris, montré, pour ce que tu étais Toi,mon petit ange,
J’espère qu’aujourd’hui tu cours sur le « Pont Arc en Ciel », les coussinets sur de l’herbe douce, au chaud ,au soleil, le coeur et le regard pleins de gaîté, de jeux et, j’en suis sure de cet amour dont tu es faite...

Je t’aime.........

Belle tu mérites ton nom car il n’y avait pas une once de toi qui ne reflétait l’amour, la complicité, la patience et la tendresse, u nous manques et ton regard bienveillant de « colosse au grand coeur » nous accompagne...pour toujours.

Marie et Jean-Marc